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Observatoire / Tableau de bord du dégroupage

Le tableau de bord du dégroupage : chiffres au 31 décembre 2005

Dernière mise à jour le 16 février 2006

Le grand dossier dégroupage

La France est restée au cours de l'année 2005 le leader européen du dégroupage. Avec, à la fin 2005, un parc de lignes dégroupées estimé par l'ARCEP à 2.82 millions, le dégroupage représente aujourd'hui le premier mode d'accès utilisé par les opérateurs alternatifs pour concurrencer, sur le marché de détail, les offres haut débit de l'opérateur historique.

L'année 2004 avait été marquée par la forte extension géographique des zones couvertes en dégroupage et l'essor considérable du nombre d'accès dégroupés, essentiellement en dégroupage partiel. En 2005, la tendance est à la consolidation ; les deux événements marquant de l'année passée ont été l'essor du dégroupage total et l'intervention croissante des collectivités locales.

L'essor du dégroupage total

Au 31 décembre 2005, le parc de lignes dégroupées est estimé par l'ARCEP à 2.82 millions, soit 2 228 000 lignes en dégroupage partiel et 592 000 lignes en dégroupage total.

Contrairement au cas du dégroupage partiel, l'abonné qui souscrit à une offre de dégroupage total auprès d'un opérateur alternatif n'a plus à payer d'abonnement téléphonique à France Télécom : c'est désormais l'opérateur alternatif qui lui fournit l'ensemble des services (accès à Internet, téléphonie sur IP, télévision sur DSL etc.).

Les chiffres publiés trimestriellement par l'ARCEP montre que le dégroupage total a connu un réel essor au cours de l'année 2005 - son parc a été multiplié par 6 - , et supplante désormais, en flux net, le dégroupage partiel : + 64 % pour le dégroupage total au 4ème trimestre 2005 contre + 3.5 % pour le dégroupage partiel. Pour apprécier la réalité du marché, il faut noter que l'augmentation nette du parc d'accès partiellement dégroupés tient compte, d'une part, du recrutement de nouveaux abonnés en dégroupage partiel et, d'autre part, du départ de certains abonnés du dégroupage partiel vers le dégroupage total.

1107 sites dégroupés

Au 31 décembre 2005, France Télécom a livré aux opérateurs alternatifs 1107 sites de dégroupage, soit 1058 en métropole et 49 dans les DOM.

L'année 2005 a été marquée par un tassement de l'extension des zones dégroupées ; la couverture de la population en dégroupage n'a augmenté qu'à la marge, en passant de 52 % à 54 % (ces taux estimés ne tiennent pas compte de la notion d'éligibilité* des lignes desservies).

L'intervention des collectivités locales

Parmi les 168 nouveaux sites livrés en métropole par France Télécom au cours de l'année 2005, plus des trois quart l'ont été grâce à l'intervention des collectivités locales, principalement autour de quatre projets de réseaux d'initiative publique (Alsace, Loiret, Oise et Pyrénées Atlantique).

En confiant à des délégataires le déploiement de réseaux de fibre départementaux ou régionaux, les collectivités locales prennent ainsi le relais de l'extension de la couverture du dégroupage en facilitant l'accès, par les opérateurs nationaux du dégroupage, aux répartiteurs desservis par ces réseaux.

* éligibilité : une ligne rattachée à un répartiteur équipé pour le dégroupage peut, dans certains cas, ne pas être éligible aux services proposés par cet opérateur, du fait de sa longueur. Les lignes très longues entraînent en effet un affaiblissement marqué du signal, qui les rend non éligibles au haut débit.

Carte de suivi du déploiement du dégroupage

La carte de déploiement présentée ici fait apparaître en coloré les communes où a été livré au moins un site de dégroupage.

Les fenêtres " département " listent les communes où France Telecom a livré au moins un site de dégroupage aux opérateurs. Ce site peut desservir une ou plusieurs communes limitrophes.

La " livraison " d'un site signifie la réception par un opérateur d'un emplacement mis à disposition par France Telecom dans un répartiteur et non le début de la commercialisation de lignes dégroupées par cet opérateur. En effet, l'opérateur alternatif a besoin d'un certain délai, après la livraison d'un emplacement par France Telecom, pour y installer ses propres équipements (DSLAMs notamment) et procéder aux câblages nécessaires au dégroupage. L'information d'ouverture commerciale d'un site proprement dit est du ressort des opérateurs.

Progression du nombre de lignes

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Déploiement géographique

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